dimanche 16 novembre 2014

Magic in the moonlight de Woody Allen



Aucun doute, il s’agit d’un film de Woody Allen. Nous y retrouvons sa photographie lumineuse mais sans grand intérêt, des paysages de rêves que seul ses personnages très fortunés ont le loisir d’admirer au quotidien, dans une fois de plus des villas somptueuses… Bref il ne change pas de décor ni de style. 

Vous l’avez compris, je ne suis pas un grand admirateur du cinéaste New-Yorkais. Non seulement, il n’y a aucune surprise dans le style, mais il n’y en a pas plus dans le scénario. Ces thèmes tournent en rond autour d’un triangle amoureux sans grande surprise dans les scénarios et la mise en scène. Pour cette fois-ci, nous sommes chez de riches américains dans leur villa sur la côte d’azur, à défaut des grandes villes Paris, Rome, New York, Barcelone… Un magicien de haute voltige vouant un culte à la rationalité et sérieusement antipathique, rejoint un de ces collègues pour démasquer une jeune et sublime médium, jouant de son soi-disant talent pour plumer une riche famille de la côte et au passage séduire un jeune héritier... Le reste vous pouvez le deviner vous-même !

Au moins, avec sa renommée, il parvient à dégoter des techniciens du feu de Dieu… et c’est bien, là l’un des plus grands intérêts du film : les costumes grâce aux talents de Sonia Grande. L’ambiance année 30 est somptueusement retranscrite ; principalement via les costumes et les autos ! 

Ce film m’a cependant permis de comprendre ce qui a fait la gloire de Woody : les dialogues et le casting ! Le personnage le plus intéressant du film, Tante Vanessa, joué à merveille par Eileen Etkins, nous offre une scène d’anthologie avec le personnage principale, lui sans intérêt mais également bien joué… Alors que le doute amoureux entre dans la vie du magicien hyper rationnel, sa charmante Tante le guide toujours à demi-mots pour le pousser à dire aux grands jours ce qu’il n’ose s’avouer à lui-même. Cette scène, sans effet de caméra, en plan serré sur les acteurs fonctionne principalement grâce à la subtilité des dialogues et de la justesse d’interprétation des acteurs. Uniquement pour cette scène, ça vaut le coup de se déplacer !!! Pour le reste regarder ces autres films…



mardi 11 novembre 2014

Le petit brunch bobo Mayennais



Pour ce premier article cuisine, un petit brunch du 11 novembre... Rien de très compliqué mais un petit plaisir vite fait bien fait au lever à midi... Petit brunch automnale du fin fond de la Mayenne : petite salade, soupe et sélection de produits du coin pour un petit déjeuner copieux qui vous permettra de partir en vadrouille toute la journée sans avoir faim !



Pour 2 personnes :

Pour la salade automnale
une poignée de mâche bien lavée
deux carottes râpées en brin épais
trois cuillères à soupe de noix
trois cuillères à soupe de raisins de Corinthe
huile de noix
vinaigre de cidre
sel et poivre

On mélange le tout et hop voilà !
Variantes : avec des dés de pomme, en remplaçant la mâche par deux endives ou encore en changeant les fruits secs à votre guise...
Pour moi une salade réussie, c'est un beau mix de couleurs et de saveurs !

 
Pour la soupe de potiron
une tranche de potiron (200-300g)
trois pommes de terre
un oignon
un litre d'eau
un filet d'huile d'olive
sel et poivre

Là encore simple, faites revenir l'oignon haché dans le filet d'huile d'olive chaude dans le fond d'une cocotte-minute. Une fois les oignons légèrement translucides, ajoutez les pommes de terre et le potiron coupés en dés grossiers. Faites revenir un peu 2 minutes. Ajoutez l'eau. Un peu de sel et de poivre. On ferme la cocotte. Laissez cuire 10 minutes une fois que le bitoniau siffle et tourne...
Mixez la soupe et servir bien chaud en rectifiant l’assaisonnement à votre goût...

Pour les produits du coin, nous on habite à Laval mais faites à votre sauce !
une bonne rillettes de porc du Mans
un petit fromage : Entrammes Bio au Carvi (petit saint paulin au lait cru d’une coopérative indépendante)
du bon pain !
des confitures maison de la Maman ou la Mamie
un petit yaourt maison avec du Miel de Thym pour lutter contre les maladies qui arrivent !
un jus de fruit bien frais
une boisson chaude pour nous du thé Jardin Bleu de Damman Frères
quelques fruits de saison : pommes ou clémentines par exemple
Bon, soyons honnête, il y avait aussi du Nutella, du beurre Président, du jambon Fleury Michon, du St Môret et d'autres trucs du supermarché !

Allez bon réveil et bon appétit !!!




mercredi 5 novembre 2014

Interstellar de Christopher Nolan


Je ne sais pas si vous avez déjà lu Moebius et Jodorowsky mais pour ma part oui et Christopher Nolan aussi… à en juger de son dernier film ! Et c’est plutôt bon signe.

La science-fiction ce n’est pas bien compliqué pour les maitres du genre. On prend les doutes et les peurs de la société à un instant T. On les amplifie un tantinet. On garde sans cesse en tête que l’homme a la capacité de résoudre tous les problèmes… sans pour autant omettre que l’homme est un pourri qui dans la plus part des cas pense avant tout à sa gueule ! On y ajoute un peu de mystique ou d’amour selon votre affinité… Et hop c’est fait !
Reste à trouver l’étincelle et le talent et le tour est joué. C’est le cas de Nolan dans Insterstellar.
La terre se rebelle et les hommes ne peuvent plus y vivre à moyen terme. Les survivants sont contraints de se concentrer sur l’agriculture pour survivre. Quelques rares explorateurs sont envoyés à la conquête de l’espace.
Pour la suite du film, nous avons encore droit à des théories fumeuses mais bien pensés à tournure faussement scientifique avec un poil de mystique pour résoudre les énigmes.
On est dans la grosse production hollywoodienne mais comme à son habitude Nolan fait dans la finesse. Il semble, grâce à ces derniers succès, avoir acquis un budget illimité mais il s’en sert bien. L’interprétation est juste et la mise en scène au petit oignon. Techniquement, il ne sait rien refusé. Et les effets visuels sont au rendez-vous.
Honnêtement, après mettre poilé aux Utopiales à Nantes (soit disant festival de science-fiction qui ressemblait plus à un rassemblement de geek d’héroïque fantaisie), j’avais une furieuse envie de voir de la science-fiction digne de ce nom. C’est chose faite et je vous recommande chaudement d’en faire de même en allant voir Insterstellar de Nolan.