Je ne sais pas si vous avez déjà lu Moebius et Jodorowsky mais pour ma part oui et Christopher Nolan aussi… à en juger de son dernier film ! Et c’est plutôt bon signe.
La science-fiction ce n’est pas bien compliqué pour les
maitres du genre. On prend les doutes et les peurs de la société à un instant
T. On les amplifie un tantinet. On garde sans cesse en tête que l’homme a la
capacité de résoudre tous les problèmes… sans pour autant omettre que l’homme
est un pourri qui dans la plus part des cas pense avant tout à sa gueule !
On y ajoute un peu de mystique ou d’amour selon votre affinité… Et hop c’est
fait !
Reste à trouver l’étincelle et le talent et le tour est
joué. C’est le cas de Nolan dans Insterstellar.
La terre se rebelle et les hommes ne peuvent plus y vivre à
moyen terme. Les survivants sont contraints de se concentrer sur l’agriculture
pour survivre. Quelques rares explorateurs sont envoyés à la conquête de l’espace.
Pour la suite du film, nous avons encore droit à des
théories fumeuses mais bien pensés à tournure faussement scientifique avec un
poil de mystique pour résoudre les énigmes.
On est dans la grosse production hollywoodienne mais comme à
son habitude Nolan fait dans la finesse. Il semble, grâce à ces derniers succès,
avoir acquis un budget illimité mais il s’en sert bien. L’interprétation est
juste et la mise en scène au petit oignon. Techniquement, il ne sait rien
refusé. Et les effets visuels sont au rendez-vous.
Honnêtement, après mettre poilé aux Utopiales à Nantes (soit
disant festival de science-fiction qui ressemblait plus à un rassemblement de
geek d’héroïque fantaisie), j’avais une furieuse envie de voir de la science-fiction
digne de ce nom. C’est chose faite et je vous recommande chaudement d’en faire
de même en allant voir Insterstellar de Nolan.
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