Sous ses airs d’artiste ingénu, qui suit bêtement l’idée de
son copain Lewis Trondheim, le premier carnet de Joann Sfar commence sans
prétention ; en nous laissant croire qu’il ne sait pas où il va nous mener…
Attention comme souvent c’est un leurre !
Le résultat est génial, on entre doucement dans le quotidien
d’un auteur de bande dessinée. Mais pas vraiment non plus : il ne va pas
nous expliquer ces trucs et astuces d’artiste de but en blanc. C’est plus
subtil. Il nous dévoile par ces chemins de traverses son âme d’artiste.
Hey oh, c’est avant tout un livre très réussi sur un
amoureux de musique qui franchit enfin le gouffre qui sépare celui qui écoute
et celui qui joue. Mais aussi un formidable plaidoyer sur l’amitié. Une
histoire simple d’un gars qui apprend la musique avec les copains. En
parallèle, il nous montre sa vie de jeune père et ces traumatismes de gamin.
Je reprends avec plaisir la lecture des carnets de Joann
Sfar. C’est un point de vue simple sur la vie que je partage en tout point.
Un jour dans mes rêves les plus fous, je ne vendrais plus de
fromages et j’écrirais peut être une thèse sur Sfar. En tout cas, en attendant,
je vais commencer par quelques articles sur ces bouquins.
Tout est bon dans le Sfar. Loving Jojo.
NB : ce qui ajoute au plaisir de relire Harmonica, c'est de le faire au soleil sur la plage de Dinard ;)

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