Le livre commence comme un recueil classique de blog BD en version papier. Un blog singulier, sans doute mais un blog autobiographique quand même, où l'auteur s'émancipe de sa vie de merde en jouant son personnage favori de jeux de rôle, un certain nain nécromancien nommé Cigish. Personnage du mal, cynique et peu sociable que l'auteur décide de jouer dans la vie réelle en lieu et place de sa personnalité d'auteur BD sans grand succès à la vie peu folichonne.
Le livre prend un tournant avec la publication des commentaires acerbes. On comprend au fil des pages que ce livre est une description incisive, très drôle et très décalée du monde de l'édition. Tout le monde en prend pour son grade, l'auteur en premier puis sa famille, les éditeurs, les lecteurs, les blogs BD, les commentateurs des blogs, les collectionneurs, les chasseurs de dédicaces, les fans, les libraires, les festivals et pour finir les journalistes et critiques. Tout est passé à la moulinette. C'est un véritable suicide de l'artiste qui se trame. L'auteur n'y va pas avec le dos de la cuillère et tous les vices de ce petit monde sont dévoilés et décris avec justesse. Pour tout fan de BD et fin connaisseur du milieu, c'est excellent et bien que fictionnelle très réaliste. Mais à travers son avatar de jeu de rôle, l'auteur se dévoile avec humour et cynisme.
samedi 27 juin 2015
Cigish ou Le Maître du Je de Florence Dupré la Tour ****
jeudi 25 juin 2015
Petit traité de morphologie d’Agnès Maupré **
Ce petit traité de morphologie est un véritable manuel de
cette discipline, un véritable hommage à Monsieur Jean-François Debord son
créateur et professeur à l’école des Beaux-Arts de Paris entre 1978 et 2003… La
morphologie, oui mais encore ? Il s’agit d’une adaptation de l’anatomie en
moins austère, plus simple, et ancrée dans le vivant et le mouvement. La
morphologie étudie le squelette et les muscles pour mieux comprendre les liens
entre eux et comment tout ceci s’articule en nous et chez les êtres vivants pout
permettre le mouvement, le dynamisme et l’équilibre.
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jeudi 18 juin 2015
Partisan de Ariel Kleiman
Un très beau conte initiatique et d'apprentissage. On entre dans un univers singulier et fabuleux, fascinant, puissant et mystérieux qui mêle amour, excès, violence, éducation et protection...
Un film singulier qui nous questionne sur les liens parentaux, l'éducation, l'émancipation, la société. Comment protéger ses enfants ? Les éduquer à notre image ? Les intégrer à la société ? Les aimer ?
Nous sommes quelque part dans une ville fatiguée des pays de l'Est au cœur des montagnes. La vie est dure. Certains sont rejetés. Grégori (Vincent Cassel) crée un monde parallèle clos à l'abri de cette violence où il accueille femmes et enfants. Il les prend sous son aile dès la naissance. Ils couchent avec toutes les femmes et élèvent ses enfants adoptifs à sa sauce dans la peur du monde extérieur. Si l'amour est omniprésent dans ce monde fermée, la violence, la jalousie, la frustration et la peur également. Grégori est un despote qui ne supporte aucune remise en question de son autorité et de ses règles.
Tout est somptueux dans ce film : le jeu des acteurs (Vincent Cassel, Jeremy Chabriel, Florence Mezzara ; ils interprètent à la perfection les subtilités et ambiguïtés de leur personnage), la photographie et la lumière, les décors et les costumes, la mise en scène et le cadrage. Tout.
On retrouve les thèmes et mystères de Le village de Night Shyamalan et de Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin : secte, protectionnisme, liens parentaux, amour, despotisme, émancipation, liens ambigus avec la société. Avec le même soin apporté à la réalisation. Il faut voir Partisan.
Un film singulier qui nous questionne sur les liens parentaux, l'éducation, l'émancipation, la société. Comment protéger ses enfants ? Les éduquer à notre image ? Les intégrer à la société ? Les aimer ?
Nous sommes quelque part dans une ville fatiguée des pays de l'Est au cœur des montagnes. La vie est dure. Certains sont rejetés. Grégori (Vincent Cassel) crée un monde parallèle clos à l'abri de cette violence où il accueille femmes et enfants. Il les prend sous son aile dès la naissance. Ils couchent avec toutes les femmes et élèvent ses enfants adoptifs à sa sauce dans la peur du monde extérieur. Si l'amour est omniprésent dans ce monde fermée, la violence, la jalousie, la frustration et la peur également. Grégori est un despote qui ne supporte aucune remise en question de son autorité et de ses règles.
Tout est somptueux dans ce film : le jeu des acteurs (Vincent Cassel, Jeremy Chabriel, Florence Mezzara ; ils interprètent à la perfection les subtilités et ambiguïtés de leur personnage), la photographie et la lumière, les décors et les costumes, la mise en scène et le cadrage. Tout.
On retrouve les thèmes et mystères de Le village de Night Shyamalan et de Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin : secte, protectionnisme, liens parentaux, amour, despotisme, émancipation, liens ambigus avec la société. Avec le même soin apporté à la réalisation. Il faut voir Partisan.
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La loi du marché de Stéphane Brizé
La loi du marché nous plonge dans la dure réalité de notre
société capitaliste dirigée par les grandes entreprises. Le réalisateur nous
met le nez dans la merde : le chômage, les licenciements économiques quand
la boite fait des bénéfices, la déprime de la recherche d’emploi, l’inhumanité
de la recherche d’emploi, les joies et les incohérences du pôle emploi, nos
amis banquiers (objectivés à nous vendre tout et n’importe quoi, coute que
coute), le monde merveilleux de la grande distribution passant par profit et
perte le personnel mais recherchant toujours plus de rentabilité, le management
lapidaire et toute en finesse… La loi du marché donc ! Le film tient sa
promesse !!!
C’est un film témoignage ancré dans notre temps, il dépeint
avec réalisme notre début de XXIème siècle qui perso me donne envie
de sauter par la fenêtre… Tout ça est affreusement déprimant. Malheureusement,
on baigne déjà suffisamment dans cette merde pour ne pas avoir envie de se le
prendre en pleine face au cinéma.
Malgré tout, c’est bien de réaliser un film poignant sur le
sujet. On a besoin de remuer un peu tout ça, de faire bouger les lignes, de
dire que nous ne sommes pas tous d’accord avec ce beau système… Bon pour être
honnête, j’ai bon dos avec ma révolte du canapé, tranquille caché et
confortable au bureau avec mes 2000€ net par mois, mon CDI et mes 7 semaines et
demi de vacances et RTT chez un industriel de la grande distribution ! On
rêve de mieux et on fait comme on peut pour surfer entre nos idéaux et ce que
la vie nous réserve… Ce n’est pas l’idéal mais c’est bien confortable.
Au premier abord, on trouve le personnage principal un peu
too much, bien que très bien interprété par Vincent Lindon : au chômage,
en galère, et pourquoi pas papa d’un enfant handicapé… Heureusement, le personnage
est plus subtil… En galère et au chômage, oui mais avec un couple solide, plein
d’amour. Un enfant handicapé, oui mais c’est le rayon d’espoir du film. Le
handicap est très bien traité comme très rarement. Il est là, présent mais pas
au centre de l’intrigue. C’est un personnage secondaire comme un autre. Il est
là, style de rien et c’est très bien vu !
Le film est dans son ensemble très froid, un poil ennuyeux,
assez convenu dans le propos, très déprimant mais tout y est !
Heureusement que l’humanité n’est pas que ça. C’est aussi en sortant du cinéma,
un petit groupe avec la banane, qui me voyant un poil le moral dans les
chaussettes, me propose de les suivre boire un coup sur la péniche !
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